Le format des «fiches mensuelles» se veut complémentaire aux «fiches
hebdomadaires». Ces fiches seront axées plus fortement sur l'éducation aux médias.
Dans la mesure du possible, nous essaierons de rendre les fiches mensuelles
utilisables hors du contexte initial de création, ce qui veut dire qu'elles
pourraient être utilisées n'importe quand par n'importe qui et n'importe où. Si
la fiche mensuelle est rattachée à l'actualité, ce ne sera qu'un prétexte et non
pas le nœud de l'activité.
Objectif général (primaire et secondaire)
Quand on parle d’actualités, on parle de renseignements diffusés par les médias
d’information. Ces médias sont la télévision, la radio, le Web et la presse
écrite. L’activité porte sur la sensibilisation des élèves à l’un de ces médias:
la télévision. Elle vise à leur faire mieux voir les téléjournaux (TJ), en
mettant en relief certaines de leurs caractéristiques.
Objectif particulier
S’initier et se familiariser au format et à la diversité du contenu d’un téléjournal.
Durée
Une ou deux périodes
Matériel
Un bulletin de nouvelles télévisé de fin de soirée (enregistré au préalable) Un
magnétoscope pour visionner le téléjournal Le conducteur du TJ que vous
souhaitez visionner (à demander à la station de télé) Si possible, d’autres TJ
(autre chaîne québécoise, un TJ européen diffusé à TV5…)
Le but d'un téléjournal est d’informer. Comme dans un journal imprimé ou en
ligne, l’information peut toucher des rubriques variées: la politique,
l’économie, les faits divers, etc. Mais ces éléments font appel à d’autres
moyens, ceux de la technologie télévisuelle.
Tous ces éléments ne sont pas disposés au hasard, mais inscrits dans un ordre
bien précis que l’on peut reconstituer en s’aidant du conducteur de l’émission
(disponible auprès des stations de radio si on en fait la demande à l’avance).
Le présentateur ou la présentatrice (aussi appelé/e annonceur/e, lecteur/trice
de nouvelles ou animateur/trice) présente les sujets, lus par lui/elle ou qui
seront développés par d’autres journalistes, souvent des correspondants/es, dont
le travail aura été réalisé la journée même. Il arrive aussi que le/la
journaliste fasse son reportage en direct.
Les informations sont livrées sous différents formats (nouvelles, entrevues,
reportages) et font appel à différents dispositifs techniques:
en studio: les caméras (dont la disposition et le nombre varie), l’infographie, les magnétoscopes (pour la diffusion de reportages pré-enregistrés);
en extérieur: les journalistes sont accompagnés d’une équipe technique (caméra, son,
éclairage), qui retournent à la station pour faire le montage, que nous verrons
un peu plus tard sur nos écrans.
L’information télévisée est la première source d’information pour la très grande
majorité des gens (autour de 75%). Quoi de plus simple pour s’informer que de
consacrer une petite demi-heure chaque jour, assis confortablement au salon!
Les images, le texte des journalistes et les commentaires du présentateur, tout
cela nous donne l’impression de saisir facilement et rapidement «l’essentiel de
l’actualité locale, régionale, nationale et internationale».
En vérité, le mode télévisuel est très exigeant. Il suffit de fermer l’appareil
puis d’essayer de se rappeler du contenu du TJ pour constater qu’il manque des «bouts» à notre TJ! Le grand nombre d’images que nous recevons, les multiples
sujets traités et les différents dispositifs techniques déployés, etc. tout ça
fait beaucoup de choses à digérer! Le plus étonnant, c’est que nous ne retenons
pas tous et toutes la même chose! Ce que vous oubliez, votre frère ou votre sœur
s’en souviendra peut-être parfaitement alors que vous vous rappellerez des
détails que d’autres auront complètement oubliés. Bien sûr, il y a aussi des
éléments dont tout le monde se souvient. Heureusement! Sinon, on ne pourrait pas
parler de l’actualité avec ses amis!
L’activité que nous vous suggérons vise à initier vos élèves:
à l’écoute d’un TJ
à sa complexité
et à la diversité des réactions qu’il peut susciter.
Pour réaliser cette activité, les élèves seront invités à écouter un TJ et à
observer ce qui le compose. De plus, nous vous proposerons quelques activités en
lien avec certaines matières d’enseignement scolaire.
Le format du téléjournal: de quoi est-il composé?
Pour suivre le bon déroulement d’un téléjournal, l’équipe responsable de sa mise
en ondes, en régie, utilise un document appelé conducteur. Le conducteur
indique l’ordre, la durée et le mode de traitement (reportages, nouvelles,
infographies autonomes…) de tous les sujets du journal, c’est-à-dire tous les
éléments d’information présentés. (Nous avons demandé à la salle des nouvelles de
la SRC de nous envoyer le conducteur du Téléjournal présenté le vendredi 5 mai et
nous l’avons mis en ligne. Vous pourrez donc le consulter.)
Un téléjournal commence par l’habillage, c'est-à-dire les images (logo) et le
thème musical propres à l’émission, suivi des manchettes, qui donnent les grands
titres sur lesquels on désire attirer notre attention et notre intérêt à rester à
l’écoute. Ensuite, le présentateur lit des nouvelles avec support visuel (une infographie souvent encadrée à droite de l’écran) ou introduit les reportages
des autres journalistes. Le présentateur fait ses introductions en direct (sur le
conducteur, ces interventions sont représentées par l’abréviation MIC), mais les
reportages sont souvent pré-enregistrés, ce qui nécessite l’usage de
magnétoscope. Il arrive aussi que des reportages soient transmis à la station de
radio par ligne téléphonique (RO sur le conducteur). Le rôle du présentateur est
de lire certaines nouvelles, mais aussi et surtout d’animer et de coordonner le
groupe de journalistes qui participent au TJ. Il donne le ton que veut donner la
chaîne à son TJ et sert de référence au public que nous sommes.
Nous vous proposons d’abord de présenter le format d’un TJ à vos élèves (voir
notes explicatives et format). Vous pouvez utiliser le conducteur ou non. Ce n’est pas un document destiné
au public, mais vos élèves trouveront peut-être intéressant de voir un «vrai
document» utilisé dans la salle des nouvelles.
Puis d’écouter en classe un
TJ (que vous aurez préalablement enregistré et dont vous aurez peut-être demandé
le conducteur à la station de télé concernée.)
Après le visionnement, vous demanderez à vos élèves de noter individuellement ce dont ils se souviennent.
Quand ils ont terminé, vous procédez à une mise en commun. Vous pourriez alors inviter vos élèves à discuter de la diversité de leurs résultats.
Les questions que vous pourriez leur poser pour cette mise en commun:
Quels sont les sujets qui ont retenu l’attention des élèves?
Pourquoi?
à cause du thème traité?
des images?
des commentaires?
autre raison?
Qu’est-ce que vous en comprenez?
Quels sont les sujets qui ont été oubliés?
NB: Vous pouvez vérifier avec vos élèves le contenu du TJ en utilisant les
commandes marche avant ou marche arrière de votre magnétoscope, ou encore en
explorant le conducteur.
Parmi les sujets qui ont retenu l’attention du plus grand nombre d’élèves,
lesquels sont:
des reportages?
des nouvelles lues par le présentateur avec support visuel seulement?
des infographies autonomes (par ex. les cotes de
la bourse, ou la valeur du dollar canadien)
NB: Pour illustrer à vos élèves ces différents modes de traitement, vous pouvez
retourner au TJ.
Travailler avec les élèves à bien identifier les acteurs et les événements
présentés dans les différents sujets des TJ en rapport avec l’une ou l’autre des
matières d’enseignement scolaire.
En mathématiques, vous pourriez travailler les sujets qui traitent de la bourse,
des taux de change, du taux de chômage, etc.
En sciences et technologies, vous pourriez travailler les sujets qui traitent des
cliniques de radio-oncologie, du virus «I Love You», du vaccin contre l’anthrax.
En sciences humaines, vous pourriez traiter du Congrès du PQ, de l’influence de
l’économie américaine sur l’économie canadienne, de l’élection du nouveau maire
de Londres, la guerre civile en Sierra Leone.
En français, vous pourriez travailler le vocabulaire utilisé dans le TJ par le
présentateur et les journalistes: utilisation de sigles et acronymes pour les
partis politiques et les organismes (le PQ, les CLSC), de termes scientifiques ou
spécialisés (l’anthrax, les taux de change, radio-oncologie, etc.)