MISE EN CONTEXTE
Les enfants d’Ontario et de Toronto ne semblent pas anxieux d’attraper le SRAS au contraire de bien des gens, habitant surtout à l’extérieur de Toronto.
À Pékin, cependant, c’est plutôt la panique comme le rapporte l’article :
La vie quotidienne est perturbée, davantage en raison des réactions émotives et irrationnelles des habitants qu'en raison des risques de contracter la Fei Dian Xing Fei Yan (SRAS)… Tous les lieux de divertissements de la capitale ont été fermés, à l'instar des écoles et universités. Des barrages empêchent même les personnes malades de quitter le quartier où elles résident.
Pourquoi ? Bien des raisons peuvent l’expliquer. Le gouvernement chinois avait laissé la population dans l’ignorance créant un état d’incertitude et de doute dans la population.
De leur côté, il semblerait que les jeunes du Canada soient de plus en plus en mesure de faire la part des choses malgré que des reportages, à toute heure de la journée, tentent d’expliquer et d’informer depuis un mois. Les pédiatres ont même constaté que les jeunes déjà hospitalisés ne sont pas inquiets.
En Chine : peu d’information ? En Amérique : trop d’information ? Bonne information ?
Ce sera à toi, lors de cette activité de dire si c’est le cas. On t’invite d’ailleurs à ajouter ton opinion à celles des jeunes Ontariens et à nous l’acheminer. Tu pourrais réaliser la deuxième activité dans ton cours d’anglais, car nous avons conservé les témoignages des jeunes dans leur langue d’origine. Ton enseignant pourra t’aider.
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
ACTIVITÉ 1 : La panique?
Je t’invite à prendre connaissance des deux textes suivants. Ils se lisent facilement. Pendant la lecture, surligne et prends note de tout ce qui peut te donner raison d’avoir peur ou non du SRAS.
Les enfants épargnés
Seulement deux jeunes sont décédés du SRAS sur les quelque 300 morts recensés au monde.
La panique, pire que le virus
Un Québécois raconte l'état de crise qui règne à Pékin.
Quels sont les éléments qui suscitent des craintes ?
Quels sont les éléments sécurisants qui te permettent de ne pas céder à la panique ?
Partagez ces informations en classe afin de savoir si les mêmes éléments ont été retenus.
Je t’invite aussi à consulter la fiche suivante.
http://www.actualiteenclasse.com/fiches/120.html
ACTIVITÉ 2 : Des jeunes
Nous avons recueilli pour vous l’opinion de jeunes d’Ontario. Après en avoir fait la lecture, peux-tu rédiger ton opinion et la partager avec la classe. Par la suite, tu nous la feras parvenir par courriel à info@actualiteenclasse.com.
Pour le cours d’anglais, ce serait intéressant que tu les écrives dans cette langue (quelques phrases suffiront).
Melissa (13 ans) affirme qu’elle n’a pas peur d’attraper ce virus :
You would just have to wash your hands and wear a mask when you went out…but
I think that it is dangerous to catch SARS, especially if you are very old or very young
Comment a t-elle été informée de cette maladie ?
My father has informed me the most, I get most of my information from him.
I don’t pay much attention to the media. If I want to know something I just ask my parents.
De son côté, Sarah 15 ans est plus anxieuse.
I am nervous about the virus. It has killed people, and much of the it still remains a mystery. It seems though, that there are certain breeding grounds for the virus that can be avoiding, such as airports.
There have been over 600 cases in the area and there seems to be a large lack of containment.
Comment Sarah s’informe-t-elle?
I know pretty much, and I try to keep up-to-date with everything. I have gotten most of my information from my father and my uncle who is a doctor in Toronto. I also listen to a news radio station sometimes in the morning.
I find that the media goes on and on without really saying much or giving a lot of information. They seem to try to stretch a given piece of news out as much as possible, especially television news stations. I listen, watch and read enough to keep myself informed but if I paid attention to everything than I would have no time to do anything else!
At school SARS isn’t mentioned often. For the most part, kids sometimes joke about it. For example, “That person has SARS!” ‘Scream’.
I think that SARS is dangerous to catch. I, myself, would not want to get it, nor would I want anyone I know to either. Though they are saying that only 5% of the people that catch it die, I feel that it is still very risky to catch it.
INFORMATION COMPLÉMENTAIRE
Renseignements généraux sur le SRAS, Syndrome respiratoire aigu sévère, Santé Canada
Latest Canadian Numbers on SARS
Le pire est passé au Canada, selon l’Organisation mondiale de la santé
Un virus aux origines mystérieuses
Que devrait-on faire pour protéger les enfants?
Aucune indication ne laisse croire à la transmission communautaire du SRAS pour l’instant. On n’a remarqué aucun cas de transmission dans les écoles, les services de garde et les milieux sociaux. Les enfants peuvent aller à l’école et au service de garde et participer à leurs activités sociales habituelles en toute sécurité.
Pour en savoir plus…
LIEN AVEC LE PROGRAMME DE FORMATION
Domaine des langues
L'apprentissage des langues occupe une place centrale dans tout projet de formation, car la langue se situe au coeur de la communication et constitue un véhicule d'apprentissage au service de toutes les disciplines. Elle permet à l'élève de structurer sa pensée, de s'exprimer avec clarté et rigueur, de communiquer avec efficacité oralement ou par écrit dans différents contextes. Puisqu'elle donne accès au savoir, elle représente un outil indispensable pour créer, analyser, exercer son sens critique, décrire ou exprimer des idées, des perceptions et des sentiments. C'est par elle aussi que se construit la vision du monde puisque les mots, au-delà des codes et des règles, traduisent la singularité de la pensée.
Pour en savoir plus…
Un merci particulier à Andrée Thibeault, Spécialiste en éducation aux médias,
Réseau Éducation-Médias.