MISE EN CONTEXTE
Vous avez peut-être déjà vu le film La guerre des tuques de Roch Demers. Dans ce film, les enfants jouaient à la guerre mais il n’était pas question de se faire mal. C’était un jeu !
Ce qui se passe actuellement en Irak, ce n’est certainement pas un jeu. Il est bien difficile de passer à côté avec tout ce qu’on peut voir à la télévision et lire dans les journaux. Est-ce trop ? Certains diront oui, d’autres non.
Devons-nous tout comprendre ? Impossible! Encore moins si nous n’avons que 9 ou 12 ans. Pourtant, nous aimerions bien être en mesure de comprendre certaines choses…
Prenons tout ce nouveau vocabulaire. L’activité 1 propose d’en faire le tour. L’activité 2 suggère d’en déterminer la situation géographique. À l’activité 3, on se questionne sur la couverture médiatique, « Est-ce trop ? ».
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
ACTIVITÉ 1 : La guerre des mots, prise 1
Tout un vocabulaire !
Cette activité se déroulera en 4 étapes, A à D. Prendre le temps de réaliser chacune des étapes avant de passer à la suivante.
A- Parcourir les derniers journaux et relevez tous les mots nouveaux relatifs à la guerre en Irak.
Voici quelques exemples qui pourraient constituer une liste : torpeur, dictateur, bunkers, missiles, humanitaire, résistance diplomatique, dinars, ambassade, émeute, etc.
Ajoutez des mots à cette liste, des mots qui vous intriguent, qui éveillent des sentiments particuliers (crainte, peur, espoir), des mots spéciaux.
B- Faire un classement de ces mots nouveaux afin de vous les partager en équipe. Faire une liste spéciale pour les mots qui relèvent des émotions. Tous les mots en rapport à la situation géographique seront conservés pour l’activité suivante.
C- Passer à « l’attaque » des nouveaux mots. Essayez de trouver toute l’information nécessaire afin de connaître la signification de chacun des mots. Fouillez dans un dictionnaire, à la bibliothèque et sur Internet.
D- Partager l’information à toute la classe. Il y a différentes façons de le faire.
- Exposer le tout sur un tableau
- Rassembler le tout dans un document sur papier
- Préparer une présentation électronique
Prendre le temps de s’arrêter quelques minutes pour partager vos impressions sur ce qui vous touche. Consultez la liste qui contient le vocabulaire relatif aux sentiments (crainte, peur, espoir). Est-ce que les autres personnes vivent ces émotions ?
ACTIVITÉ 2 : La guerre des mots, prise 2
La situation géographique
Cette activité va se dérouler en 5 étapes, A à E.
A- Prendre les derniers journaux et relevez tous les mots en rapport à la situation géographique.
Voici une première liste : Irak, Bagdad, Nassiriyah, Iran, Koweït, Syrie, États-Unis, Angleterre, Russie etc.
B- Au besoin, ajouter des mots à cette liste.
C- Faire un certain classement afin de vous les partager en équipe.
D- Passer à « l’attaque » de ces mots. Essayez de trouver toute l’information nécessaire afin de situer chacun des lieux sur une carte géographique. Fouillez dans une encyclopédie, à la bibliothèque et même sur Internet. Pour chacun des mots, si possible, apportez de l’information à savoir :
Ville ou pays : le nombre d’habitants, la langue parlée, la religion, …
Eau : fleuve, rivière, mer, …
E- Placer toute cette information sur une carte géographique du monde.
Amérique du Nord
Europe
Cartes, libres de droits, tirées du site Internet suivant.
ACTIVITÉ 3 : Est-ce trop ?
Discussions de groupe
Maintenant, à la lumière de ce qui se passe à la télévision et dans les journaux, avez-vous l’impression qu’on vous inonde d’informations ? Est-ce une information qui vous renseigne bien sur le conflit ?
On dit que « cette guerre sera médiatique » (lire l’article La guerre, de minute en minute… « Cette guerre sera médiatique »). Qu’est-ce que ça veut dire ?
Est-ce que vous croyez que les journalistes peuvent écrire ou rapporter tout ce qu’ils voient ou entendent, surtout en temps de guerre ? Que pensez-vous des images qu’on vous montre ? Quelles sont les contraintes qui empêchent les journalistes d’exécuter un travail efficace et de livrer une information juste et de qualité ? Croyez-vous que les journalistes rapporteront les mêmes choses s’ils sont par exemple Américains, Canadiens, Australiens, Irakiens, Anglais, Français, Israéliens, etc. ?
Si oui, pourquoi ?
Si non, pourquoi ?
INFORMATION COMPLÉMENTAIRE
La guerre, de minute en minute… « Cette guerre sera médiatique »
L’histoire se répète
Irak, un pays dans un état pitoyable
Dossier sur l'Irak et la guerre. Prenez connaissance de la carte. Elle comporte passablement d'information sur l'Irak et les pays voisins.
La guerre pourrait faire près de 300 000 victimes
POUR LES ENSEIGANTES ET LES ENSEIGNANTS
On n’a pas le choix d’en parler! Par Guy Bergeron, éditeur de l’infofourg et de l’école branchée, Les Éditions De Marque.
Nous ne pouvons pas nous permettre de juger mais nous pouvons informer. Nous nous devons de donner les outils nécessaires aux jeunes pour prendre de l'information sur le sujet.
- En géographie, pourquoi ne pas donner de l'information sur l'Irak et les pays voisins?
- En mathématique, pourquoi ne pas aller puiser des données afin de les comparer avec le Québec?
- En français, pourquoi ne pas donner l'occasion aux jeunes de consulter (lire) les journaux et leur demander de relever des éléments nouveaux?
- En science, pourquoi ne pas essayer d'en savoir un peu plus sur les dangers de la guerre chimique?
- En enseignement moral, pourquoi ne pas parler des grandes valeurs qui sont mises de côté lorsqu'il y a une guerre?
- En éducation physique, pourquoi ne pas parler de l'entraînement spécial des soldats?
- Etc.
En tant qu'éducateurs, nous n'avons pas le choix d'aider les jeunes à développer un regard critique en rapport à ce qui se passe actuellement.
LIEN AVEC LE PROGRAMME DE FORMATION
LA CONSTRUCTION D'UNE VISION DU MONDE : POINT DE CONVERGENCE ET LIEU D'INTÉGRATION DES APPRENTISSAGES
Lié au développement du jugement et de la conscience, ce regard profite de la considération de grandes questions existentielles (la vie, la mort; l'amour, la haine; les succès, les échecs; la paix, la violence; etc.). Il évolue, par ailleurs, dans la mesure où l'on accepte de le confronter et d'adopter une distance critique à son propre endroit et à l'égard de ses actions, de ses réactions, de ses opinions, de ses croyances, de ses valeurs et de ses attitudes.
Pour en savoir plus…
** Un merci particulier à Andrée Thibeault, Spécialiste en éducation aux médias,
Réseau Éducation-Médias.